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Research Article | Volume 4 Issue 2 (July-Dec, 2023) | Pages 1 - 11
Psychosociological Aspects of the Type of Ivorian Single-Parent Family in the Implication of the Academic Success of Adolescent Students in Secondary School II in the City of Man/Ivory Coast
 ,
1
Doctorante en Psychologie de l’éducation, Université Alassane Ouattara/Bouaké
2
Maître de Conférences en Psychologie de l’éducation, Université de Man, Côte d'Ivoire
Under a Creative Commons license
Open Access
Received
June 3, 2023
Revised
July 9, 2023
Accepted
Aug. 19, 2023
Published
Sept. 2, 2023
Abstract

The objective of this study is to analyze the influence of the psycho-sociological aspects of Ivorian single-parent families on the academic success of adolescents in secondary school II in the city of Man. A quota sample was used on 97 students, including 62 from Ivorian matrix single-parent families and 35 from Ivorian patricentric single-parent families. Three methods were used: the comparative method, the functionalism and the systemic method. Three well-known techniques in the practice of psychological investigations were used: documentary research, questionnaire survey and interview. The quantitative and qualitative results of the study generally show that the Ivorian family environment plays a decisive role in the academic success of adolescents in secondary school II in the city of Man. The results also indicate that Ivorian adolescents living in matrix single-parent families obtain better school results than those from Ivorian patricentric single-parent families. On the other hand, adolescents from patricentric single-parent families are more at risk of obtaining low school results than those from matrixentric single-parent families. Also, the socio-professional category of single parents and the study conditions of adolescents are not linked to the academic success of adolescents. This is why all education stakeholders need to better know and understand this phenomenon in order to adapt strategies likely to prevent or remedy it.

Keywords
INTRODUCTION

Quelques Repères Théoriques

La perspective systémique de la famille provient de la « Théorie Générale des Systèmes », référencée en 1968 par le biologiste L. Bertalanffy, qui l’a présentée comme une science générale de la totalité, applicable à de nombreuses sciences empiriques. Cette théorie est fondée sur le concept de système qui constitue « un complexe d’éléments en interaction» [1] et peut être fermé (s’il agit de manière isolée en ce qui concerne le contexte) ou ouvert (s’il interagit et dépendent du contexte, comme par exemple les organismes vivants). Les systèmes ouverts (par exemple un être humain ou une machine) présentent un ensemble de caractéristiques spécifiques, à savoir: que le tout est toujours différent de la somme des parties ; en ayant ses propres caractéristiques ; en faisantpartie d’un système interdépendant. Les effets de cette «Théorie Générale des Systèmes» ont fini par se ramifier dans les domaines sociaux et dans la Psychologie, en contribuant aussi à une révolution paradigmatique selon laquelle les dysfonctions, les perturbations mentales et les maladies seraient le résultat d’interactions dysfonctionnelles vécues au sein des familles, suscitant l’émergence de la «Théorie de la Thérapie Familiale» [1,2,3,4]. Selon la Thérapie Familiale, l’homme n’est point un être isolé, mais « un membre des groupes sociaux, qui agit et réagit» [5] et, par conséquent, l’individu influence le contexte et est influencé par celui-ci à partir de constantes interactions.Au sein de la famille, l’individu fait partie d’un système social auquel il doit s’adapter, et ses actions sont régies par les caractéristiques du système, ce qui signifie que les changements au sein de la structure familiale suscitent des changements sur le plan comportemental et en ce qui concerne le processus psychique de ses éléments. La famille est donc perçue comme un système, un tout, une globalité qui ne peut être comprise que selon une perspective holistique [6-10]. Celle-ci représente beaucoup plus qu’une simple addition de ses éléments. Bien que la famille soit un tout composé d’unités séparées plus petites, elle fait également partie d’autres systèmes plus vastes au sein desquels elle s’intègre (l’environnement ou la société) et avec lesquels elle interagit. Ce qui veut dire que le système familiale influence et est influencé par le système le plus vaste auquel appartient la famille, [11,12]. Chaque famille présente deux caractéristiques essentielles: l’unicité, considérant que chaque famille est unique et singulière, et la complexité, étant donné que chaque famille présente un réseaucomplexe de relations et d’émotions. Cette théorie a suscité de nouvelles perspectives en ce qui concerne les sciences qui s’adonnent à l’étude de la famille et, en particulier dans le domaine de la Psychologie du Développement.En effet, elle a permis d’aller au-delà des études bidirectionnelles entre deux éléments (en général la mère et l’enfant), poussant certains auteurs, comme Bronfenbrenner [13]. Gabarino [14], à mettre en œuvre une perspective systémique quant à l’étude du contexte familial. Selon la perspective systémique [15,16], les membres de la famille participent aux relations dyadiques qui fonctionnent demanière interdépendante, ce qui signifie que les rapports père/enfant sontinfluencés, de manière indirecte, par les rapports de la mère envers l’enfant, ainsi que par la relation de la mère avec le père, selon une dynamique constante. Ainsi, la famille interagit avec quatre système différents: (1) le microsystème, composé par les parents et par les enfants, qui est incorporé dans des systèmes par rapport auxquels elle interagit, (2) le mesosystème, qui correspond à l’ensemble des relations qui existent entre les microsystèmes auxquels appartiennent l’individu, (3) l’exosystème, qui correspond aux instances avec lesquelles l’individu en développement n’agit pas, mais qui agissent sur lui, et, finalement, (4) le macrosystème, qui correspond au compromis socio idéologique dans lequel les sous-systèmes se développent [17]. Au sein du système familial, coexistent quatre autres sous-systèmes qui déterminent la structure de la famille, à savoir: (1) le sous-système individuel, composé par l’individu et dont les rôles et les fonctions vont au-delà de la famille, (2) le sous-système parental, composé, surtout, par les parents et dont la fonction est de protéger et d’éduquer les enfants, (3) le sous-système conjugal, soit le mari et son épouse, et (4) le sous-système fraternel, composé par les frères et sœurs et dont les fonctions spécifiques ont trait à l’entrainement des relations avec leurs semblables. Outre les caractéristiques mentionnées ci-dessus, la famille est un système qui évolue, avec une différentiation structurelle qui se doit aux changements au sein de l’organisation relationnelle survenus au sein des différents sous-systèmes. L’évolution, d’une part, et la différentiation structurelle, d’autre part, attribue une nature développementale à la famille. Cette perspective de développement continue de la famille se manifeste au niveau du cycle vital, qui représente une séquence prévisible de transformations quant à l’organisation familiale, en fonction de l’accomplissement de tâches bien définies, [11]. Le cycle vital présente des caractéristiques et des phases distinctes selon la perspective. Conformément à l’approche de A. Relvas [11], ce cycle se divise en cinq étapes: (1) la formation du couple, (2) la famille avec des enfants en bas-âge, (3) la famille ayant des enfants à l’école, (4) la famille avec des enfants adolescents et (5) la famille avec des enfants adultes (nid vide).

 

La notion de cycle vital, bien que limitée puisque son application est pratiquement restreinte aux familles traditionnelles, c’est-à-dire les familles nucléaires, a l’avantage de démontrer l’importance de la continuité quant aux relations humaines dans le cadre de la famille [11], et est un modèle thérapeutique très utile [18], outre le fait de susciter une nouvelle perspective quant au développement humain, selon laquelle tous les membres de la famille ont la même importance et leurs interactions sont primordiales. Par conséquent, et selon une approche développementale, les chercheurs et les professionnels du Centre de Lausanne, en particulier Fivaz [19] et Corbaz et ses collaborateurs [20] ont décidé d’étudier la triade familiale primaire et d’appliquer un modèle systémique d’encadrement du développement qui permette de passer de la paire mère/bébé à la triade père/mère/bébé, en soulignant ainsi la forte valeur du troisième élément (père) quant au développement humain précoce. L’observation des interactions entre trois éléments en termes d’actions de jeu – selon ce que Frascarolo [21] a appelé de Jeu triadique de Lausanne a permis d’identifier quatre fonctions de communication: (1) la participation, (2) l’organisation, (3) l’attention focale et (4) le contact affectif. La performance de ces quatre fonctions essentielles de communication aboutit à de nombreux types d’alliance, à savoir : (1) l’alliance coopérative, (2) l’alliance modérée, (3) l’alliance Co-alliée et (4) l’alliance désordonnée [22]. En abandonnant le traditionnel duo mère/enfant et en déterminant une perspective à trois (soulignant ainsi le rôle du père réel), ces recherches ont en effet beaucoup d’importance et ont acquis une ampleur remarquable. Aux États-Unis, à la fin des années 80, J. Belsky a décidé de se pencher sur la famille selon une perspective systémique, en amplifiant cette recherche au-delà du contexte familial et en assumant l’influence de nombreux sous-systèmes. L’engagement paternel vis-à-vis de l’enfant dépendrait de nombreux facteurs, tels que la personnalité, le tempérament de l’enfant, la relation conjugale et l’interface travail/famille, [23]. En analysant la relation entre la conjugalité, la parentalité et le développement de l’enfant, J. Belsky et ses collaborateurs (1990) ont introduit la notion de coparenting (coparentalité) et coparenting alliance (alliance co-parentale). Selon cette nouvelle approche, la relation entre la satisfaction conjugale et le bien-être de l’enfant est importante. Toutefois, le degré d’accord ou de désaccord entre les conceptions éducatives des parents, d’une part, et les styles de conflits conjugaux, d’autre part, le sont également, et impliquent qu’il soit nécessaire d’étudier la mère et le père en tant que partenaires et adversaires quant à l’accomplissement de leurs rôles parentaux. En ce qui concerne l’analyse du rôle du père quant au développement personnel, la perspective systémique apporte des contributions importantes vu qu’elle définit la famille comme un système composé par trois éléments distincts (le père, la mère et les enfants) qui interagissent souvent et qui forment un tout dynamique et interdépendant en constante évolution. Selon cette perspective, la mère est tout aussi importante que le père pour le développement personnel des enfants, ce qui représente une évolution quant à la perspective classique qui donne la primauté à la figure maternelle par rapport à l’interaction avec l’enfant, surtout lors des premières années. Le père apparaît donc comme une partie importante et indispensable d’un tout, qui ne fonctionnera harmonieusement que s’il existe une collaboration entre tous les membres de la triade familiale. L’influence du père quant au développement de l’enfant n’est pas seulement bidirectionnelle (elle ne dépend pas que de l’interaction directe père/enfant) mais elle est également multidirectionnelle (elle se manifeste aussi de manière accentuée à partir de la relation et du soutien que le père apporte avec la mère, que ce soutien soit affectif, économique ou matériel), ce qui implique que l’influence du père se manifeste aussi avant la naissance de l’enfant. Ainsi, plutôt que de renforcer l’influence univoque d’un être (le père) sur un autre (l’enfant), il faut souligner l’importance de cet élément au sein du système le plus décisif pour le développement humain [24-26]. Ce système est la famille et tous laes membres de la famille s’influencent réciproquement les uns aux autres et sont également influencés par d’autres facteurs environnants (notamment, la culture à laquelle appartient la famille, le contexte socio-économique de la famille nucléaire, le niveau professionnel des parents, les caractéristiques de la personnalité des membres de la famille et les contributions de la famille élargie) et dont l’importance ne doit pas être négligée. De cette façon, le choix d’une perspective systémique, quant à l’étude du rôle du père en ce qui concerne le développement humain, est indispensable, ainsi que l’éloignement de toutes les perspectives qui cherchent à déterminer une hiérarchie quant à l’importance des figures parentales, comme si l’un des deux parents était plus important qu’un autre. Le père et la mère sont tous deux des éléments essentiels dans le processus de développement personnel de leurs enfants, même si chacun contribue en accomplissant des rôles et des fonctions différentes. La perspective systémique est essentielle à toute analyse de la réalité familiale et de ses membres. 

 

Aujourd’hui, avec l’évolution du monde et les exigences de ce dernier, l’éducation familiale semble ne plus être suffisante pour le développement, l’équilibre et l’épanouissement de l’enfant [27-29]. Pour lutter contre les inégalités de chances pour la vie, l’école prend une place importante dans l’intégration de l’enfant dans la société parce qu’elle représente l’institution sociale de base responsable du mécanisme de production et de reproduction sociale. L’école est le centre de production des ressources intellectuelles qui ont pour mission de créer les outils qui vont favoriser le développement culturelle et technologique de la société [7,30,31]. De nos jours, pour s’intégrer pleinement dans la société, il faut passer par l’école pour réussir. Comme l’affirme Boudon [32], la société moderne est basée sur un système méritocratique. Ce qui veut dire que la position sociale est déterminée par le niveau des études. Plus le niveau social est élevé, plus on a la possibilité d’avoir un statut social élevé. Les diplômes sont alors censés être la clé de la réussite et de l’emploi. Par ailleurs, l’éducation est essentielle pour atteindre les objectifs du développement durable. Lorsqu’elle est de qualité, l’éducation constitue le fondement pour l’amélioration de la vie quotidienne et permet de ce fait le développement en permettant aux populations de sortir de la pauvreté et d’être autonome [33]. Parmi les enfants qui ont la chance d’être scolarisés, beaucoup quittent le système mal armé pour trouver une place dans le monde du travail ou la compétitivité requiert des compétences accrues [34,35]. Nous constatons aussi, l’instabilité des unions et plus particulièrement en dans la région de Man où la famille n’est plus une institution sacrée. Cela est d’autant plus vrai que les enfants nés souvent de ces unions sont laissés pour compte; les parents n’arrivent plus à conjuguer leurs efforts pour leur éducation. Nombreux sont les parents qui laissent totalement la charge à celui ou celle qui en a la garde, créant ainsi, un déséquilibre chez l’enfant. Et ce déséquilibre se manifeste fortement à travers son rendement scolaire qui est souvent soldé par ce qu’il est convenu d’appeler l’échec scolaire qui constitue une grande préoccupation pour tous les partenaires de système éducatif. D’où nos questions de recherches: Quels sont les effets des familles monoparentales Ivoiriennes sur la réussite scolaire des adolescents ? Existe-t-il un lien entre famille monoparentale et réussite scolaire des adolescents ivoiriens ? Quel pourrait-être l’impact de la famille monoparentale matricentrique et patricentrique sur la réussite de l’adolescent ivoirien à l’école? Quels sont les facteurs psychosociologiques qui impactent la réussite scolaire des adolescents vivant dans les différentes structures monoparentales ivoiriens? Les l’objectif de recherche sont les suivants: connaître l’influence des familles monoparentales ivoiriennes sur la réussite scolaire de l’adolescent; évaluer l’influence de la famille monoparentale matricentrique ivoirienne sur la réussite scolaire des adolescents; déterminer l’influence de la famille monoparentale patricentrique ivoirienne sur la réussite scolaire des adolescents et analyser les facteurs psychosociologiques au sein des familles ivoiriennes qui favorisent la réussite scolaire des adolescents.

MATERIALS AND METHODS

Site et Participants à l’étude

Le terrain d’enquête ou domaine d’investigation se définit comme étant le milieu où l’étude se réalise. Il s’agit de la délimitation géographique de ce cadre d’étude tout en précisant ses caractéristiques. Nous avons choisi le lycée II de la ville de Man comme milieu d’étude. En effet, crée par la loi n°78-07 du 9 Janvier 1978, portant institution de communes de plein exercice en côte d’ivoire, la commune de Man est une grande ville située dans le district des montagnes particulièrement dans la région du Tonpki. La région du Tonpki, l’une des plus vastes de la côte d’ivoire est située à l’extrême ouest dans le district des montagnes à 570 km de la ville d’Abidjan. Elle s’étend sur une superficie de 12 284 km². Elle est limitée au nord par la région du Bafing, à l’est, par les régions du Worodougou et du haut Sassandra, au sud, par les régions du Cavally et du Guemon, à l’ouest, par les républiques de Guinée et du Liberia. Man, aussi appelé « la ville aux 18 montagnes », est situé dans une cuvette entourée d’une chaîne de montagnes. Elle tire son nom du sacrifice du patriarche Gbê, chef de canton de Gbêpleu, à la fin du XIX siècle. Le périmètre communal couvre une superficie de 64km² pour une population estimée à 188 704 habitants selon le recensement général de la population et de l’habitat. La ville de Man abrite 44 écoles primaires qui accueillent environ 14 000 élèves et 2 lycées et 8 collèges pour environ 11 000 élèves, un lycée professionnel et un CAFOP. Le lycée II de Man a été créé en 1958. Il était d’abord appelé complémentaire de Man et dirigé par les français de 1958 à 1980, ensuite, Collège D’enseignement Général (CEG) de Man de 1980 à 1990 et collège moderne de Man de 1990 à 2016. Devenu lycée II de Man depuis 2016, c’est un établissement laïc, public d’enseignement général mixte, situé dans le quartier Domoraud facilement accessible de par sa situation en bordure de route, sur le prolongement de la station Total de l’ancienne SARI. Le lycée II est dirigé depuis 2016 par M. Coulibaly Salif. Dans le cadre de l’étude, l’échantillon ne prendra en compte que les adolescents de 12 à 16 ans c’est-à-dire les élèves de la 6ème à la 3ème fréquentant le lycée 2 de Man et leurs familles. Les données empiriques obtenues après la préenquête présentent 518 élèves vivants dans des familles monoparentales. L’échantillon est constitué de 97 élèves dont 62 dans les familles monoparentales ivoiriennes matricentriques et 35 dans les familles monoparentales patricentriques.L’enquête s’est réalisée au lycée II de Man durant l’année scolaire 2019-2020 (soit du 14 Novembre 2019 au 15 Mars 2020) 

 

Techniques de Collecte des Données 

Les techniques de recherche sont des procédés opératoires définis, transmissibles, susceptibles d’être appliqués à nouveau dans les mêmes conditions, adaptés au genre de problème et de phénomène en cause. Ici le souci de fiabilité des résultats de notre travail nous conduit à porter notre choix sur deux techniques bien connues dans la pratique des enquêtes psychologiques : la recherche documentaire et l’enquête par questionnaire.

 

Méthodes D’analyse des Données

Trois méthodes sont essentielles: la méthode comparative, le fonctionnalisme et la méthode systémiques. La méthode comparative : Elle est utilisée dans les sciences en vue de chercher les éléments de dissemblance et d’expliquer une situation donnée cela. Cette méthode a permis d’évaluer et de dégager les ressemblances et dissemblances dans les productions scolaires des élèves issus des familles monoparentales matricentriques et des familles monoparentales patricentriques. Par ailleurs, le recours au fonctionnalisme est nécessaire au plan de l’explication relative à la contribution des institutions dans les fonctions qui leur sont assignées dans la gestion des pratiques éducatives parentales. Le fonctionnalisme: Pour [36], le fonctionnalisme cherche à expliquer les phénomènes sociaux par les fonctions que remplissent les institutions sociales, les structures, les organisations et les comportements individuels et collectifs. Dans la présente étude, cette méthode nous a permis d’apprécier la traçabilité de la fonction monoparentale et son effet dans les rapports de l’élève à l’apprentissage scolaire et sa persévérance à produire de meilleurs résultats scolaires. De plus, l’étude a été faite au sein des familles et des écoles. Or le principe ou la fonction fondamentale du couple école-famille, c’est d’accompagner les élèves à l’autonomisation et à la socialisation. Les différentes données, recueillies dans le cadre de ce travail, ont été soumises à une analyse de contenu. Aussi, les réponses aux questions, représentent-ils l’ensemble des informations et connaissances que le sujet possède sur son milieu familial d’origine selon le degré des formulations c’est-à-dire le principe de découpage retenu, dit Blanchet et al. [37], on peut distinguer plusieurs types d’analyse de contenu. Ainsi, dans le cadre de notre travail, l’analyse thématique et l’approche phénoménologique sont celles qui correspondent le mieux au traitement des données de notre enquête. Cette approche est retenue pour le sens qu’elle nous donne sur l’essence des phénomènes sociaux et sur la signification que les êtres humains en donnent. Elle porte sur la réalité telle qu’elle est perçue par les individus. Elle consiste à décrire l’univers perceptuel de personnes vivant une expérience [38]. En effet, notre étude au lycée de 2 de Man découle de diverses significations. Les conflits entre parents et enfants semblent mettre en évidence des connaissances qui structurent leurs expériences reçues ou vécues. En somme, cette approche permet à notre travail de cerner les aspects du comportement de l’objet à savoir, les opinions, les réactions individuelles ou collectives de nos enquêtes. Il faut noter que cette méthode dans le contexte d’analyse qualitative est un courant théorique de la méthode clinique en psychologie. La recherche est dite quantitative quand les instruments utilisés sont conçus pour recueillir des données observables et quantifiables. Elle se fonde sur l’observation des faits, des évènements, des conduites et des phénomènes existants [36]. Cette méthode porte essentiellement sur les statistiques qui permettent de construire des tableaux et des histogrammes avec des variables numériquement mesurables de l’étude (statistiques descriptives), et de vérifier les hypothèses c’est-à-dire la présence de lien de causalité entre une ou des variables explicatives (variables indépendantes), et des variables expliquées (variable dépendante). Cette dernière statistique est appelée inférentielle ou explicative.

RESULTS

Nous présenterons dans cette partie sous forme de tableaux, les différents résultats obtenus selon les questionnaires administrés aux élèves et aux parents d’élèves. Les données issues de l’enquête ont été soumises à la statistique descriptive pour extraire les fréquences liées aux réponses données par les enquêtés et au test de Khi deux pour mettre en évidence la dépendance entre les variables catégorielles relatives à l’étude. La signification statistique a été définie à p<0.05. p<0.05 signifie que Khi deux calculé est supérieur au Khi deux théorique. A ce niveau il y a une dépendance entre les variables catégorielles relatives à l’étude. p>0.05 signifie que Khi deux calculé est inférieur au Khi deux théorique.

 

A ce niveau il n’y a pas de dépendance entre les variables catégorielles relatives à l’étude. Ainsi, ces résultats sont organisés autour des thèmes suivants : la présentation des structures monoparentales dans l’échantillon du lycée 2 de Man; la relation entre le niveau d’étude des mono parents et réussite scolaire des adolescents; la relation entre la catégorie socioprofessionnelle des mono parents et réussite scolaire des adolescents; la relation entre le climat affectif des mono parents et réussite scolaire des adolescents ; la relation entre l’investissement parental des mono parents et réussite scolaire des adolescents et la relation entre les conditions d’études des mono parents et réussite scolaire des adolescents.

 

Etats des Lieux des Structures Monoparentales Ivoiriennes de L’échantillon de L’échantillon

D’une façon générale, nous avons, 518 élèves de la 6ème à la 3ème qui vivent dans les familles monoparentales et qui représente notre population d’enquête. Ceux issus des familles monoparentales matricentriques qui représente 407 élèves soit 78.57% de la population et ceux issus des familles monoparentales patricentriques avec 111 élèves soit 21.43% de cette même population. Ces données recueillies après la pré-enquête, nous ont permis de constituer l’échantillon (Tableau 1).

 

Monoparentalité et Réussite Scolaire des Adolescents Ivoiriens

Ce Tableau 2 montre que les élèves vivant dans les familles monoparentales matricentriques ont un meilleur résultat que ceux vivant dans les familles monoparentales patricentriques. En effet, sur 62 élèves qui vivent avec leur mères, 39 ont une moyenne supérieure à 10 soit 62.90% et 23 ont une moyenne inférieure à 10 soit 37.10%. Par contre, sur 35 élèves qui vivent avec leurs pères, 17 ont une moyenne supérieure à 10 soit 48.57% et 18 ont une moyenne inférieure à 10 soit 51,43%. Le test de Khi deux (χ² = 35.77 p<0.05) montre que les moyennes des élèves sont liées aux types de familles.

 

Relation Entre le Niveau D’étude des Mono Parents et Réussite Scolaire des Adolescents Ivoiriens

Ce Tableau 3 nous donne une idée du niveau d’étude des parents des adolescents de l’étude. Nous pouvons constater que la majorité des parents des adolescents de l’échantillon 90 sur 97 ont fréquentés l’école. Nous avons 34 qui ont atteint le secondaire dont 23 mères soit 37.10% et 11 pères soit 31.43%, 22 ont fait le primaire dont 18 mères soit 29.04% et 4 pères soit 11.43% et 34 ont fait des études supérieures dont 16 mères soit 25.82% et 18 pères soit 51.43%. Aussi, il en ressort que pour les élèves ayant une moyenne inférieure à 10, soit 17.14% ont leurs pères qui ont fait les études supérieures contre 8.05% pour les mères. Et pour les élèves ayant une moyenne supérieure à 12, soit 5.71% ont fait les études supérieures contre 3,22% pour les mères. Enfin ce tableau indique qu’aucun élève ayant une moyenne supérieure à 12 n’a de parent analphabète. Le test de Khi deux (χ² = 12,07 p>0,05) montre que les moyennes des élèves ne dépendent pas du niveau d’étude des mono parents.

 

Relation Entre la Catégorie Socioprofessionnelle des Mono Parents et Réussite Scolaire des Adolescents Ivoiriens

Ce Tableau 4 montre que pour les élèves ayant une moyenne inférieure à 10, 14 ont leur parent cadre supérieur avec 6 élèves soit 9.68% qui vivent avec leur mères et 8 élèves soit 22.86% qui vivent avec leur Père. Ceux qui ont une moyenne comprise entre 10 et 12 sont au nombre de 11 avec 7 soit 11.29% vivant avec leur mères et 4 soit 11.43% vivant avec leurs pères. Pour ceux qui ont une moyenne supérieure à 12, 3 soit 4.84% vivent avec leur mère et 2 soit 5.71% vivent avec leurs pères. Pour les parents cadre moyens qui sont au nombre de 39, nous avons 15 élèves ayant une moyenne inférieure à 10 dont 9 vivant avec leur mère soit 14.52% et 6 vivant avec leurs pères soit 17.14%, 19 élèves ont une moyenne comprise entre Mère (n = 20) 10 et 12 avec 13 élèves vivant avec leurs mères soit 20.97% et 6 élèves vivant avec leur père soit 17.14% et 5 élèves ont une moyenne supérieure à 12 dont 4 vivent avec leur mère soit 6.45% et 1 vit avec son père soit 2.86%. Enfin, pour les parents ouvriers qui sont au nombre de 28, nous avons 12 élèves ayant une moyenne inférieure à 10 dont 8 vivants avec leur mère soit 12.90% et 4 vivants avec leur père soit 11.43%, 15 élèves ont une moyenne comprise entre 10 et 12 avec 11 élèves vivant avec leur mère soit 17.74% et 4 élèves vivant avec leur père soit 11.43%, 1 seul élève a sa moyenne supérieure à 12 et vit avec sa mère. Nous remarquons que sur l’ensemble des élèves enquêtés, les élèves dont les parents sont cadre moyens sont les plus nombreux 39. Parmi ceux-ci, 19 ont une moyenne comprise entre 10 et 12 et 13 d’entre eux vivent avec leur mère soit 20.97% contre 6 qui vivent avec leur père soit 17,14%. Concernant la catégorie cadre supérieur, sur 16 élèves qui vivent avec leur mères, 10 ont une moyenne supérieure à10 par contre sur 14 élèves qui vivent avec leurs pères 6 ont une moyenne supérieure à 10. De même que pour la catégorie ouvrière, sur 20 élèves qui vivent avec leurs mères, 12 ont une moyenne supérieure à 10 par contre sur 8 élèves qui vivent avec leurs pères 4 ont une moyenne supérieure à 10.

 

Ce qui nous permet de supposer que quel que soit la catégorie socioprofessionnelle du parent, les élèves issus des familles monoparentales matricentriques ont de meilleurs résultats que ceux issu de familles monoparentales patricentriques. Le test de Khi deux (χ² = 5.79 p>0.05) montre que la moyenne des élèves n’est pas influencée par la catégorie socioprofessionnelle des mono parents.

 

Tableau 1: Répartition Générale des Elèves Selon les Structures Monoparentales ivoiRiennes 

Structures monoparentales Ivoiriennes

Monoparentales Matricentriques ivoiriennes (sur 518)

Monoparentales Patricentriques ivoiriennes (sur 518)

N

%

N

%

407

78.57%

111

21.43%

Source: Enquête réalisée au lycée II de Man durant l’année scolaire 2019-2020

 

Tableau 2: Proportion de Moyennes des Elèves Selon les Types Monoparentaux

Types de parents

Proportion des moyennes

Paramètres de Khi deux

M˂10

10≤M≤12

M˃12

dL

χ²

p

Monoparentales Matricentriques (n = 62)

37.10%

50%

12.90%

 4

35,77

3,23 10 -7

Monoparentales Patricentriques (n = 35

51.43%

40%

8.57%

Source: enquête réalisée au lycée II de Man durant l’année scolaire 2019-2020

 

Tableau 3: Proportion de Moyennes des Elèves en Fonction du Niveau d’étude des Mono Parents Ivoiriens

Moyennes et paramètres de Khi deux

Niveaux d’études

Analphabète

Primaire

Secondaire

Supérieur

Père

(n = 2)

Mère

(n = 5)

Père 

(n = 4)

Mère

 (n = 18)

Père

 (n = 11)

Mère

 (n = 23)

Père 

(n = 18)

Mère

(n = 16)

M˂10

2.86%

4.84%

8.57%

14.52%

22.86%

9.68%

17.14%

8.05%

10≤ M˂12

2.86%

3.22%

2.86%

11.29%

5.71%

20.97%

28.57%

14.5%

M≥12

0 %

0 %

0 %

3.22%

2.86%

6.45%

5.71%

3.22%

dL

14

χ²

12,07

p

0,6

Source: Enquête réalisée au lycée II de Man durant l’année scolaire 2019-2020

 

Tableau 4: Proportion de Moyennes des élèves en Fonction de la Catégorie Socioprofessionnelle des Mono Parents Ivoiriens

Moyennes et paramètres de Khi deuxCatégories socioprofessionnelles
Cadres supérieursCadres moyensOuvriers

Père

(n = 14)

Mère

(n = 16)

Père

(n = 13)

Mère

(n = 26)

Père

(n = 8)

Mère

(n = 20)

M˂1022.86%9.68%17.14%14.52%11.43%12.90%
10≤M≤1211.43%11.29%17.14%20.97%11.43%17.74%
M ˃125.71%4.84%2.86%6.45%0%1.61%
dl10
χ²5.79
p0.83

Source: enquête réalisée au lycée 2 de Man durant l’année scolaire 2019-2020

 

Tableau 5: Proportion de Moyennes des élèves en Fonction du Climat Affectif des Mono Parents Ivoiriens

Moyennes et paramètres de Khi deuxRelations d’affectivité
Relation de qualitéRelation insuffisanteRelation absente

Père

(n = 3)

Mère

(n = 12)

Père

(n = 12)

Mère

(n = 36)

Père

(n = 20)

Mère

(n = 14)

M˂100 %0%8.57%29.03%42.86%8.05%
10≤M≤122.86%9.68%22.86%25.81%14.28%14.52%
M˃125.71%9.68%2.86%3.22%0%0%
dL10
χ²46,01
p1,43 10-6

Source: enquête réalisée au lycée II de Man durant l’année scolaire 2019-2020

 

Relation Entre le Climat Affectif des Mono Parents et Réussite Scolaire des Adolescents Ivoiriens

Ce Tableau 5 est relatif à la réussite scolaire en fonction du climat affectif. Sur les 41 élèves ayant une moyenne inférieure à 10, aucun élève n’a une relation de qualité avec les parents, 21 élèves ont une relation insuffisante dont 18 soit 29.03% vivent avec leurs mères et 3 soit 8.57% vivent avec leur père, 20 élèves ont une relation absente avec leur parent dont 15 soit 42.86% vivent avec leur pères et 5 soit 8.05% Vivent avec leur mère. Sur 45 élèves ayant une moyenne comprise entre 10 et 12, 7 élèves ont une relation de qualité avec leur parent dont 6 soit 9.68% vivent avec leur mère et 1 élève soit 2.86% vit avec son père. 22 élèves ont une relation insuffisante avec leur parent dont 16 soit 25.81% vivent avec leur mères et 8 soit 22.86% vivent avec leur père, 14 élèves ont une relation absente avec leur parent dont 9 vivent avec leur mère et 5 avec leur père. Enfin, parmi les 12 élèves qui ont une moyenne supérieure à 12, 8 élèves ont une relation de qualité dont 6 vivent avec leur mère, 3 ont une relation insuffisante dont 2 vivent avec leur mère, aucun élève n’a une relation absente. La lecture du tableau montre que les mères entretiennent de bonne relation avec leurs enfants que les pères. Le test de Khi deux (χ² = 46.01 p<0.05) montre que les moyennes des élèves dépendent du climat affectif des mono parents. 

 

Relation Entre L’investissement Parental des Mono Parents et Réussite Scolaire Des adolescents Ivoiriens

Ce Tableau 6 montre que les élèves dont les parents vérifie leur devoir sont au nombre de 6 et aucun parmi eux n’a une moyenne inférieure à 10 et 4 ont une moyenne comprise entre 10 et 12 dont 2 vivent avec leur mère soit 3.22% et 2 avec leur père soit 5.71% et 2 élèves ont une moyenne supérieure à 12, les deux vivent avec leur mère. 21 élèves ont leurs parents qui les apportent une aide pour les devoirs, 9 d’entre eux ont une moyenne inférieure à 10 dont 4 vivent avec leur mère soit 6.45% et 5 avec leur père soit 14.28%, 10 ont une moyenne comprise entre10 et 12 dont 7 vivent avec leur mère soit 11.29% et 3 avec leurs pères soit 8.57%, 3 ont une moyenne supérieure à 12 dont 2 vivent avec leur mères et 1 avec son père. Les élèves dont les parents ont un intérêt pour la journée d’école sont au nombre de 47 et 21 ont une moyenne inférieure à 10 parmi eux 10 vivent avec leur mère soit 16.13% et 11 avec leur père soit 31.43%, 21 ont une moyenne comprise entre10 et 12 avec 13 soit 20.97% qui vivent avec leur mère et 8 soit 22.86% qui vivent avec leur père et 5 élèves ont une moyenne supérieure à 12 avec 3 soit 4.84% qui vivent avec leur mères et 2 soit 5.71% qui vivent avec leur père. 

 

Tableau 6: Proportion de Moyennes des Elèves en Fonction de l’investissement Parental Ivoirien la Scolarité de L’élève 

Moyenne et paramètres de Khi deuxInvestissements parentaux
Vérification des devoirsAide aux devoirsIntérêt pour la journée d’écoleEncouragement

Père (n = 2)

Mère (n = 4)

Père (n = 9)

Mère (n = 13)

Père (n = 21)

Mère (n = 26)

Père (n = 3)

Mère (n = 19)

M˂10

0%

0%

14.28

6.45%

31.43%

16.13%

5.71%

14.52%

10≤M˂12

5.71%

3.22%

8.57%

11.29%

22.86%

20.97%

2.86%

14.52%

M≥12

0%

3.22%

2.86%

3.22%

5.71%

4.84%

0%

1.61%

dL

14

χ²

13.40

p

0.50

Source: enquête réalisée au lycée II de Man durant l’année scolaire 2019-2020

 

Tableau 7: Proportion de Moyennes des Elèves en Fonction des Conditions D’études chez les Mono Parents Ivoiriens

Moyennes et paramètres de Khi deux

Conditions d’études

Conditions favorables

Conditions peu favorables

Conditions mauvaises

Père (n = 13)

Mère (n = 23

Père (n = 15)

Mère (n = 26)

Père (n = 7)

Mère (n = 13)

M˂10

17.14%

9.68%

22.86%

19.35%

11.43%

8.05%

10≤M˂12

14.28%

17.74%

17.14%

19.35%

8.57%

12.90%

M≥12

5.71%

9.68%

2.86%

3.22%

0%

0%

dL

10

χ²

10.85

P

0.37

Source: Enquête réalisée au lycée II de Man durant l’année scolaire 2019-2020

 

Concernant les encouragements, nous avons obtenu 22 élèves. 11 ont une moyenne inférieure à10 avec 9 soit 14.52% qui vivent avec leur mère et 2 soit 5.71% qui vivent avec leur pères, 10 ont une moyenne comprise entre10 et 12 avec 9 qui vivent avec leur mère soit 14.52% et 1 avec son père soit 2.86%, 1 seul à une moyenne supérieure à 10 et vit avec sa mère. Au niveau de l’investissement parental dans la scolarité des élèves, nous constatons que les mères vérifient plus les devoirs de leurs enfants, s’intéressent aux journées d’école et les encouragent alors que les pères aident aux devoirs. Le test de Khi deux (χ² = 13.40 p>0.05) montre que la moyenne des élèves ne dépend pas de l’investissement des parents dans leur scolarité. 

 

Relation Entre les Conditions D’études des Mono Parents et Réussite Scolaire des Adolescents Ivoiriens

Au niveau des moyennes inferieurs à 10 qui sont au nombre de 41, 12 élèves travaillent dans des conditions favorables, 6 vivent avec leur mères et 6 avec leurs pères, 20 travaillent dans des conditions peu favorables avec 12 qui vivent avec leurs mères, soit 19.35% et 8 avec leur père soit 22.86%, 9 dans de mauvaises conditions 5 avec leur mère soit 8.5% et 4 avec leur père soit 11.43%. Pour ceux qui ont une moyenne comprise entre 10 et 12 sont 45, 16 élèves travaillent dans des conditions favorables dont 11 vivent avec leurs mères soit 17.74% et 5 vivent avec leur père soit 14.28%, 18 travaillent dans des conditions peu favorables dont 12 vivent avec leur mère soit 19.35% et 6 avec leur père soit 17.14%, 11 travaillent dans des mauvaises conditions avec 8 qui vivent avec leurs mères soit 12.90% et 3 avec leurs pères soit 8.57%. Sur 11élèves ayant une moyenne supérieure à 12, 8 travaillent dans des conditions favorables dont 6 vivent avec leur mère soit 6.68% et 2avec leur père soit 5.71%, 3 travaillent dans des conditions peu Mère (n = 13) favorables dont 2 vivent avec leur mère et 1 vit avec son père. Aucun élève parmi ceux-ci ne travaille dans des mauvaises conditions. La lecture du tableau montre que les conditions d’étude n’ont pas d’influence sur la réussite scolaire et que les pères offrent les mêmes conditions d’études que les mères car la différence n’est pas significative. Le test de Khi deux (χ² = 10.85 p>0.05) montre que la moyenne des élèves ne dépend pas des conditions d’étude (Tableau 7).

DISCUSSION

La présente étude avait pour objectif de montrer que la famille monoparentale ivoirienne a un impact sur la réussite scolaire des adolescents. Ceci dans le but d’aider les parents à adopter des attitudes et des comportements qui contribuent à l’émergence d’une bonne estime de soi de leur adolescent dans leur projet scolaire. Aussi, amener les adolescents à connaître leurs forces, qualité et limites personnelle afin de poser un jugement sur cette connaissance. Pour parvenir à l’objectif, nous avons formulé une hypothèse générale selon laquelle il existe une relation entre les structures monoparentales et la réussite scolaire des adolescents ivoiriens. Les hypothèses opérationnelles émises nous ont permis de confirmer l’hypothèse générale. En effet, nos hypothèses montrent qu’il existe un lien entre la structure familiale monoparentale ivoirienne, le niveau de scolarité du parent, la catégorie socioprofessionnelle, l’investissement des parents dans la scolarité les conditions d’étude et la réussite scolaire des adolescents ivoiriens. Pour ce faire, nous avons mené une enquête auprès des élèves du lycée II de man et leurs parents qui ont donné des résultats. Il en ressort qu’au niveau de la structure familiale monoparentale et réussite scolaire des adolescents. Les résultats montrent que les élèves qui vivent avec leurs deux parents biologiques obtiennent de meilleurs résultats que ceux qui vivent avec leur mère ou leur père. Ces résultats confirment ce que d’autres chercheurs dans le domaine des sciences de l’éducation comme Deslandes et al. pour qui, les enfants provenant de familles biparentales intactes obtiennent de meilleurs résultats scolaires que les enfants vivant en familles monoparentales. A la question de savoir s’il existe des différences entre les résultats des élevés vivant dans les familles monoparentales ayant une femme ou un homme comme chef de famille, nos résultats confirment cette différence et est proche de celui d’A. Bacon [39] et de R. Deslandes. En effet, pour ces auteurs les enfants vivant en familles monoparentales matricentriques obtiennent de meilleurs résultats scolaires que ceux issus de familles monoparentales patricentriques. Cela pourrait être dû aux faites que les mères encadrent mieux leur enfant que les pères. Le test de khi deux aussi montre (χ² = 35,77 p<0,05) que les moyennes obtenues par l’élèves sont liées aux types de familles. Ces résultats sont différents de ceux obtenus par Downey [40], qui ne montrent aucune différence significative dans les résultats scolaires des adolescents provenant de familles monoparentales matricentriques et patricentriques. Les résultats de ces différents travaux sont donc à prendre avec beaucoup de prudence parce qu’ils sont certainement liés à divers facteurs. 

 

Pour le niveau d’études du parent et réussite scolaire des adolescents les résultats ont montré avec le test de khi deux (χ² = 12,07 p>0,05) que les moyennes des élèves ne dépendent pas du niveau d’étude des parents. Le témoignage rendus lors de l’entretien avec deux parents sur la question de savoir: quelles sont selon vous les raisons des résultats de votre enfant? M. Fofana professeur de lycée «Je discute avec ma fille de ses difficultés scolaires et je l’aide dans ces devoirs». M. Diakité commerçant moyen et analphabète, « depuis le décès de ma femme je suis le père et la mère de ma fille ». Ces résultats sont contraires à ceux de certains auteurs tel que: R. Deslandes et P. Potvin, 1998 et Stevenson et Baker, 1987. Pour ces auteurs plus le niveau d’étude des parents est élevé plus l’élève, a de bons résultats scolaires. Cependant leurs recherches ont porté sur les élèves vivant dans des familles biparentales. Au vu de cela, il nous semble important que des recherches subséquentes soient menées dans le but de vérifier les liens que pourraient avoir le niveau d’études des mono parents et le rendement scolaire des adolescents dans différents contextes. Dans ce cas-ci, on peut supposer que les parents, quel que soit leur niveau d’étude, adopte des comportements et attitudes favorable à l’équilibre psychologique des enfants. Cette variable s’avère néanmoins insuffisante pour amenant l’enfant à la réussite scolaire. Pour la catégorie socioprofessionnelle du parent et réussite scolaire des adolescents selon le test de Khi deux (χ² = 5,79 p>0,05), la moyenne des élèves n’est pas influencée par la catégorie socioprofessionnelle du parent. Ces résultats sont différents de ceux de Emery [38) qui a montré que la catégorie socioprofessionnelle a un impact sur la réussite scolaire de l’enfant et que les enfants dont les pères ont une catégorie socioprofessionnelle supérieure ont de meilleurs résultats. Cette différence pourrait être due aux faites que nos travaux ont portés essentiellement sur les enfants de familles monoparentales. Aussi, notre échantillon reste très faible pour affirmer complètement nos résultats. Cependant, selon le tableau, à catégorie socioprofessionnelle égale, les élèves issus de famillemonoparentale matricentrique ont meilleurs résultats par rapport à leur pair issu de familles monoparentales patricentrique. Cela se traduit par le discours de mademoiselle Koffi institutrice « je trouve toujours du temps pour mes enfants, ils n’ont que moi, ils ont de bons résultats et je suis satisfaite » et de monsieur Gue enseignant « je n’ai vraiment pas de temps, mais je sais que ça pourrait aller mieux les résultats sont quand même satisfaisant » à la question de savoir comment ils trouvent le résultat de leurs enfants.Ces résultats sont à prendre avec beaucoup de prudence et des travaux supplémentaires doivent être faits sur la catégorie socio professionnelle et la réussite scolaire des adolescents vivant dans les familles monoparentales prenant en compte divers aspects tel que le temps consacré à l’enfant. 

 

Pour le climat affectif et réussite scolaire de l’adolescent, selon nos résultats (χ² = 46.01 p<0.05), les moyennes des élèves dépendent du climat affectif reçu et ils montrent également que les mères entretiennent de bonne relation avec les enfants que les pères. Ces résultats corroborent ceux de Deslandes [41,42] qui ont montré que les mères apportent plus de soutien affectif à leur enfant que les pères surtout pendant l’adolescence. C’est ainsi que R. Deslandes [41], a signifié que les adolescents réussissent mieux lorsque les parents leurs apportent le soutien affectif manifesté par des encouragements, des compliments, une aide dans les devoirs, des discussions entourant l’école, etc… Pour nous comme pour R. Deslandes, le climat affectif constitue une variable prédominante dans la prédiction de la réussite scolaire des adolescents dans la mesure où c’est facteur déterminant aussi bien pour l’équilibre psychologique de l’enfant, son épanouissement que pour l’acquisition de son autonomie. Pour mademoiselle Goudé: «Il nous appartient en tant que Mère célibataire d’aider nos enfants à conserver dans la mémoire ce que l’enseignant leur apprend. Voyez-vous une classe avec 50 voire 70 élèves l’enseignant à lui seul ne peut pas avoir un suivi individualisé de chaque élève. C’est à nous les parents d’accompagner les enfants en ayant cette relation intimeavec eux autour des questions des devoirs et leçons à la maison. L'intérêt, c'est l’avenir de nos enfants, l'avenir de la nation qu'il faut bâtir. Depuis que je me suis engagé à cela les résultats scolaires de mon fils sont très convaincants ». Son fils à ce propos affirme: «à cause de mes devoirs de maison, chaque soir à 18h00 maman est de retour du travail. Elle me demande d'abord si le Professeur se porte bien. Après on révise ensemble tout ce qu'on a fait comme leçons et exercices en classe et ensuite on fait ensemble les devoirs que le Professeur a donnés». C’est ainsi qu’à la question à quoi se résume la responsabilité de parent, plusieurs mères ont retenu en premier une communication adéquate et en second le suivi de l’élève. Alors que les pères n’ont retenu que les moyens financiers. C’est une des raisons qui pourrait expliquer les bonnes relations qu’entretiennent les mères avec leur enfant. Cependant des études pourraient être mener sur le lien entre le soutien affectif et la réussite scolaire de l’adolescent vivant dans des familles monoparentales en tenant compte du genre de l’adolescent et de l’origine de la monoparentalité ce qui pourraient apporter plus de précision sur les comportement et attitudes à adopter. Au niveau de l’investissement parental dans la scolarité des élèves, nous constatons, selon nos résultats, que les mères vérifient plus les devoirs de leurs enfants, s’intéressent aux journées d’école et les encouragent alors que les pères aident aux devoirs et que les mères s’investissent plus dans le quotidien scolaire des enfants que les pères. Cela explique le fait que les élèves vivants dans les familles monoparentales matricentriques ou de meilleurs résultats scolaires que ceux vivant dans les familles patricentriques. Ce résultat est conforme à celui de R. Deslandes et R. Cloutier, et d’A. Bacon, qui ont montré que les mères participent plus au suivi scolaire que les pères. A ce sujet, les propos de Mademoiselle Droh mère célibataire, Agent Banque dans une succursale à Man, nous situe sur les stratégies financières adoptées pour mieux investir dans la scolarité de son enfant: «Dans le budget familial mensuel, je fais tout pour préserver de l’argent pour les dépenses d’éducation de mon enfant à savoir la cantine scolaire, le petit déjeuner, les pertes éventuelles au niveau du matériel pédagogique de travail en classe. Pour moi, cela est important car à son âge c’est le seul privilège concret qu’on peut lui offrir en tant que parent d'élève pour son devenir. Ses résultats à l’école sont excellents, ce trimestre il a été 5ème de sa classe». Mademoiselle Achi Professeur de Sciences de la Vie et de Terre et célibataire à ce sujet nous dit ceci: «Je fais tout avec les moyens que je dispose pour satisfaire mes filles en matière d’école, J’ai payé les frais des cars de transport pour cette année dans sa totalité afin qu’elles soient transportées comme les autres enfants. Je vérifie chaque soir quand elles sont couchées si le matériel scolaire est au complet et le matin je les réveille du lit pour leur bain avant qu’elles ne partent pour récole. Quand j’ai des empêchements, j’insiste pour que leur nounou puisse le faire. Cela contribue beaucoup dans leurs résultats scolaires et depuis deux ans chaque année elles ont des prix pour leurs bons rendements». Cela est tout le contraire d’un père de famille célibataire qui dit ceci: «La dernière fois que je suis venu à l’école, c'était pour la réunion de rentrée. Depuis lors, je ne me suis plus rendu jusqu'à ce qu'un jour le Professeur principal de mon enfant Camille vienne à la maison pour me dire que tout ce trimestre mon fils n'était pas en classe ». Cette participation moindre des pères pourrait s’expliquer par la forte prédominance dans foyers monoparentaux matricentriques. Cependant, le test de khi deux (χ² = 13.40 p>0.05), montre que la moyenne des élèves ne dépend pas de la participation des parents dans le suivi scolaire. Ces résultats sont différents de ceux de Lee, Zill et Nord [35] et Deslandes [41] qui démontrent qu’une participation parentale plus importante correspond à de meilleurs résultats chez les élèves. Cette différence pourrait s’expliquer par la taille de notre échantillon mais aussi par exclusion des indicateurs de réussite tel que les problèmes comportementaux, l’absentéisme etc…Il serait, alors, pertinent dans une étude ultérieure d’examiner les cinq dimensions identifié par Deslandes [41] (communication parent/adolescent, communication avec les enseignants, soutien affectif, communication parents /école et interaction entre parent et adolescents axées sur le quotidien scolaire) selon le type de structure monoparentale afin de confirmer ces résultats. Les résultats montrent que les conditions d’étude n’influencent pas la réussite scolaire des élèves ce qui signifie les pères offrent les mêmes conditions d’étude que les mères. En d’autres termes, la réussite scolaire des adolescents ne dépend pas des conditions d’étude justifier par le test de khi deux (χ² = 10.85 p>0.05). Ces résultats sont différents de ceux de Teachman [43] qui la présence de certains objets à vocation éducative comme les livres ou un endroit calme pour étudier à un impact direct et positif sur le niveau d’étude qu’atteindra l’élève. Cela rejoint la perspective du désavantage économique portant sur les conditions de vie qui caractérise les familles monoparentales, les considérants comme les plus exposé à la pauvreté. En définitive, la présente étude nous amène à constater d’une part que la structure familiale joue un rôle capital dans le rendement ou la réussite scolaire des adolescents et d’autre part que le genre du mono parent influence la réussite scolaire de ces derniers. Mais aussi que le climat affectif traduit par les encouragements, le soutien affectif, la communication, les compliments etc… joue un rôle prépondérant dans la réussite scolaire des adolescents. Le climat affectif le lequel vit l’enfant influence, positivement ou négativement, sa motivation et sa satisfaction à fréquenter l’école. Cependant, notre étude se trouve limité par fait que certains facteurs tels que, le genre de l’adolescent, l’origine de la monoparentalité et même la période de la situation de monoparentalité dans la vie de l’adolescent, n’ont pas été pris en compte.

 

Suite aux différents résultats obtenus, Il nous apparait utile de faire des suggestions à l’appréciation des différents acteurs du système éducatif afin que la prise en compte puisse assurer, un tant soit peu, une vie scolaire performante pour un plein épanouissement des élèves. Considérant que l’éducation constitue un investissement couteux pour les parents et l’état, toutes les solutions susceptibles de garantir un meilleur devenir des élèves demeurent les bienvenus. Nos propositions s’adressent à l’ensemble des intervenants du système éducatif: les parents d’élèves, les élèves, les encadreurs et l’état. Au niveau des parents d’élèves, l’idée que l’implication des familles est nécessaire pour que les enfants réussissent à l’école parait aller de soi aujourd’hui. De nombreuses études ont mis en lumière combien le contexte social et culturel d’origine, mais aussi les valeurs et les actions spécifiques des familles vis-à-vis de l’éducation peuvent faciliter ou contrarier les performances scolaires. Ainsi le rôle le plus important que peuvent jouer les parents dans la réussite et la persévérance scolaire de leurs enfants doit exercer à la maison par un soutien affectif, par leur engagement. Etre engager comme parent c’est poser des actes simples au quotidien en: s’assurant du matériel scolaire nécessaire; l’encourageant dans ces activités scolaires, dans ces devoirs et les leçons sans toutes fois les faire à sa place; s’intéressant à ce qu’il vit à l’école (travaux, examen, relation avec les amis, les enseignants). Par ailleurs, les parents doivent veiller à offrir à l’élève un cadre de vie familiale conviviale et sécuritaire ou il pourra évoluer en toute confiance. Il s’agira concrètement de discuter avec l’enfant de ses goûts, ses talents, ses centres d’intérêts, les métiers et professions qui semble lui plaire, de le féliciter pour ses réalisations, ses succès et ses améliorations. En outre, les activités domestiques ne constituent pas une entrave aux bons rendements scolaires de l’élève. Cependant, les parents s’assureront que le nombre d’heure et horaire de travail ne nuisent pas aux études. Par exemple, en lui donnant congé des travaux ménage la veille d’un devoir ou un examen pour lui laisser le temps d’étudier. Un autre aspect et non des moindre, les parents doivent promouvoir la consolidation de leur vie de couple pour garantir l’équilibre de la personnalité, le développement physique, psychique et affectif de leurs enfants. L’instabilité du couple étant un facteur indéniable de la perturbation du développement intellectuelle de l’enfant, il convient d’en tenir compte. Si les parents viennent à se séparer, il faut éviter de faire payer la faute du conjoint ou de la conjointe à leur enfant. Enfin, la réussite de la scolarité de l’élève dépend largement du dialogue qui s’établira entre le personnel de l’école et les parents. Pour ce faire, ceux-ci doivent effectuer régulièrement des visites spontanées afin de bien s’informer des résultats mais également des comportements scolaires de leur enfant. Les parents sont aussi appelés à participer aux réunions et activité initier au sein de l’école pour s’imprégner du fonctionnement de l’école, rencontrer le personnel enseignant et les encadreurs pour prendre connaisse des réalités, des difficultés, pour performances de leurs progénitures. Toutes ces actions de soutien affectifs, d’engagement et d’encadrement, des parents hpeuvent influencer positivement les rendements scolaires et donner les effets suivants : de meilleurs résultats scolaires, une amélioration du comportement, une plus grande motivation, un taux d’absentéisme moindre, une réduction du taux de suspension et de décrochage scolaire, des attitudes plus positives envers l’école et les travaux scolaires, une relation élèves/enseignant plus positive. Au niveau de l’élève, certes, la réussite de l’élève est conditionnée par la qualité de l’encadrement et de l’environnement scolaire, mais il convient que l’élève apporte sa part de sacrifice et de disponibilité pour sa scolarité. Il s’agit en fait de son bien-être futur, de son avenir. En effet, les différences entre les facteurs: condition d’étude, condition matérielle de vie ne doivent pas constituer une entrave à la réussite scolaire des élèves issus de milieux sociaux défavorisés. Au contraire, cette situation doit être source de motivation constante et les stimuler au travail pour chercher leur autonomie. L’élève ne doit pas se laisser influencer par un quelconque complexe d’infériorité. Par ailleurs, les élèves vivant des situations de perturbation dues à l’instabilité de la vie conjugale de leurs parents doivent rester sereins. Ces situations font partie de la vie humaine. C’est le lieu de rappeler que les inspecteurs d’orientation sont détachés aux seins des établissements pour faire l’encadrement et le suivi psychologique des élèves. Ceux-ci ne doivent donc pas hésiter à se confier à eux pour trouver solution à leurs difficultés d’ordre affectif. Au niveau de l’Etat, celui-ci a un rôle régalien, celui d’assurer à sa population un bien-être tant moral, social qu’intellectuel. L’on ne cessera de le dire, l’éducation est le moteur du développement, par conséquent du bien être des uns et des autres. 

CONCLUSION

Le rendement actuel du système éducatif ivoirien doit interpeler chacun sur la nécessité de se pencher sur la question. Si le nôtre révélé l’influence de la structure familiale sur la réussite scolaire des adolescents ivoiriens en particulier celui de Lycée Moderne II de la ville de Man, cela implique que les parents soient pris en compte dans les futures stratégies de redynamisation du système éducatif. En effet plus que jamais, l’état doit faire des parents de véritable partenaire de la réussite de leur enfant. Cela doit se matérialiser par une politique d’éducation des parents au nouvel objectif dégagé par l’éducation nationale. Les autorités doivent poser des actions concrètes en vue de créer la motivation chez les parents. Car pour que ceux-ci se sente motiver il faut qu’il croie que leur intervention fera une différence quant à la réussite et à l’apprentissage de l’élève. Pour cela, à chaque rentrée des classes une rencontre des parents d’élève doit se faire. L’occasion sera saisie pour les informer sur l’objectif de l’année. Ce qui suppose qu’on les explique les programmes et les démarche d’apprentissage.

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